L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 30/09/2020
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Toulouse a consacré au bio 33 % de son budget cantine en 2013. Mais, depuis l’élection de Jean-Luc Moudenc en 2014, et à contre-courant de la tendance nationale, ce chiffre a baissé.

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Expérimenter le parking intelligent en centre-ville

Mairie Mobilités
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 03/04/2025
Promesse initiale : 

"Nous expérimenterons le parking intelligent en centre-ville : des capteurs permettront de savoir en direct, sur internet, dans quelle zone il est le plus facile de trouver une place rapidement. Nous ferons mieux connaître la possibilité d’utiliser des services de partage de places de parking, pour que plus de stationnements privés soient disponibles à tous."

État de la promesse : non tenue

A notre connaissance, aucune expérimentation de parking intelligent n’a eu lieu à Toulouse depuis 2020. Et à l’heure actuelle, aucune solution ne permet de localiser - depuis un site internet - les places de stationnement disponibles dans les rues de la commune de Toulouse ou dans les 21 structures dédiées. 

Resservie pendant la campagne, l’idée n’était pas neuve. En 2010, la commune annonçait l’expérimentation du projet Statio-Lib dans le quartier des Chalets. Créé par la start-up Lyberta, il devait permettre de guider les automobilistes en temps réel vers les places libres et permettre un partage de parkings privés. L’expérimentation a été rapidement stoppée en 2011 après des défaillances techniques.

En 2013, la start-up Parkisseo a relancé l’idée en proposant une borne capable de centraliser la recherche de places, le temps passé en stationnement, et la détection des automobilistes en infraction. L’expérimentation a bien eu lieu, mais l’entreprise a été liquidée en 2019, avant d’avoir pu donner suite au projet.

Mettre en place une campagne de sensibilisation au Code de la rue

Mairie Mobilités
Promesse tenue
Mis à jour le : 02/04/2025
Promesse initiale : 

"Nous mettrons en place, dès 2020, une grande campagne de sensibilisation et de communication sur le “Code de la Rue”. Nos rues connaissent de plus en plus de conflits entre automobilistes, cyclistes et piétons. Beaucoup connaissent mal les règles du partage de la rue en ville et les façons de circuler en zone 30 ou en zone de rencontre (zone 20). S’en suivent de nombreux conflits et agacements qui créent du désordre dans nos quartiers. Nous souhaitons développer la sanction des fauteurs de troubles, mais aussi mieux informer sur les règles. Nous communiquerons en ligne, sur affichage et par la présence de médiateurs dans les rues sur le “Code de la Rue”, c’est-à-dire toutes les règles de circulation spécifiques aux grandes villes. Des axes comme la rue Alsace-Lorraine sont concernés, mais aussi les grandes routes pénétrantes de Toulouse, ou encore nos zones 30. Pour que nos quartiers restent animés et pacifiés, un effort de tous les usagers de la route est nécessaire."

État de la promesse : Tenue 

En avril 2024, la municipalité de Toulouse a lancé une campagne de communication autour du "Code de la Rue", un guide visant à favoriser la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes. 300 000 exemplaires du petit carnet auraient été distribués dans les boîtes aux lettres des Toulousains. La mairie a également publié une série de “tutos” YouTube sur le sujet. Un an avant la parution du code, une consultation publique a été organisée par quartiers, récoltant plus de 1000 réponses au total.

La mise en place de Code de la Rue suscite des critiques, à l’image de l’association 2P2R : "le Code de la rue n’est ni complet ni parfait. Les Toulousains ne vont pas se précipiter dessus, le lire et l’appliquer. Mais il a le mérite de susciter une réflexion, de pouvoir évoluer."

Un an après la parution du code, la mairie a mis en place une campagne de verbalisation. À défaut de viser les nombreux automobilistes en excès de vitesse, celle-ci s'est concentrée sur les cyclistes contrevenant au Code de la route. 

Organiser des opérations de sensibilisation des automobilistes et des cyclistes au respect du code de la route

Mairie Sécurité
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 02/04/2025
Promesse initiale :

"Nous dédierons des tournées de la police municipale à la sensibilisation des automobilistes et des cyclistes pour le partage de l’espace public et le respect des piétons. En centre-ville, notamment, nous devons multiplier nos opérations de sensibilisation et d’appel au civisme."

État de la promesse : partiellement tenue

Depuis 2020, les initiatives de sensibilisation se sont multipliées à Toulouse. La commune a introduit un « Code de la rue » pour rappeler les règles de bonne conduite sur les voies de circulation. 

Mais la mise en place de dernier suscite des critiques, à l’image de l’association Deux Pieds Deux Roues (2P2R) : "le Code de la rue n’est ni complet, ni parfait. Les Toulousains ne vont pas se précipiter dessus, le lire et l’appliquer. Mais il a le mérite de susciter une réflexion, de pouvoir évoluer."

Après la sensibilisation, la verbalisation. Le 14 mars 2025, la mairie a déployé des policiers municipaux à certains carrefours très fréquentés pour verbaliser les cyclistes ne respectant pas le code de la route. Une opération médiatique opérée sous l’œil de Jean-Luc Moudenc et de ses adjoints Émilion Esnault, adjoint au maire en charge de la sécurité, et Maxime Boyer, adjoint en charge des mobilités.

L'efficacité du dispositif interroge au vu des réactions de certains cyclistes verbalisés. "Je rentrais du boulot sur les allées Jean-Jaurès. La piste cyclable se termine sur la voie des bus, témoigne Christelle Dupuy-Ferber, une cycliste contrôlée ce jour-là. Le bus s'est arrêté au feu rouge, je me suis placé derrière lui. Au passage au vert, je me suis engagé, et là, je suis sifflée, puis interpellée pour avoir soi-disant grillé un feu rouge. À les entendre, j'aurais dû me décaler sur les voies voitures. »

En colère contre une amende de 90 euros qu'elle juge injustifiée, la cycliste estime que les policiers municipaux avaient pour consigne de "faire du chiffre". Du côté de l’association 2P2R, on remarque qu'en matière de sécurité routière, “le plus gros danger, ce sont les voitures et leur vitesse”. En attestent plusieurs décès de cyclistes renversés par des automobilistes à Toulouse ces dernières années. 

En 2023, Mediacités révélait que les excès de vitesse étaient monnaie courante dans les rues toulousaines. Sans que la municipalité ne réagisse à ce sujet.

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