Mastodonte toulousain de la restauration aérienne et ferroviaire, l’entreprise de restauration Newrest compte près de 55 000 employés dans 55 pays. Le groupe prépare notamment les repas servis à bord des avions des compagnies aériennes Air France‐KLM, Easyjet et Air Canada. Depuis 2013, elle assure aussi la restauration à bord des trains inOui et Intercités.
Sur son site internet, l’entreprise déclare aussi fournir des « services hôteliers » à des « sites miniers, des plateformes pétrolières, des grands chantiers de construction. » Parmi ses clients, les multinationales Total Énergies, Shell et Repsol, ainsi que le géant minier Glencore.
De juteux marchés qui ont permis à Newrest de dégager un chiffre d’affaires de plus de 2,2 milliards d’euros en 2023, en croissance de 32 %, selon son dirigeant toulousain, Olivier Sadran. Si le siège social de Newrest se situe, boulevard Carnot, dans la Ville rose, le véritable cœur du groupe bat 800 kilomètres plus au nord‐est, dans le Grand‐Duché luxembourgeois.
La « boîte aux lettres » luxembourgeoise
En cartographiant plus de 130 entreprises liées au géant toulousain, Mediacités a découvert que la majorité des filiales du groupe Newrest sont en effet possédées par une société holding espagnole, Newrest Holding Group SA, elle‐même détenue à près de 95 % par Ojaco SARL.
Créée en 2005, celle‐ci est domiciliée au 25A boulevard Royal de la capitale de ce petit pays européen dont l’économie repose sur les activités financières. Sur Google Maps, on retrouve à cette adresse plusieurs enseignes de restauration rapide, une boutique d’épilation des sourcils et