Suite des luttes intestines qui minent le syndicat patronal depuis près d’un an. Alors que le Medef national menace de lui retirer son parrainage, une nouvelle affaire secoue sa branche locale.
Nouvelle poussée de fièvre chez les patrons de Loire‐Atlantique. Au mois de mai dernier, Mediacités décrivait la guerre ouverte sur laquelle avait débouché la campagne pour prendre la tête du Medef 44 (désormais rebaptisé REF 44 pour Rencontre des entrepreneurs de France).
De luttes d’influence en plainte en diffamation, en passant par une assignation en justice, l’élection à la présidence du syndicat patronal qui se joue d’habitude dans une atmosphère feutrée s’était transformée en une véritable bataille rangée. Pour déboucher finalement sur la victoire de Corinne Besnard, fondatrice et dirigeante de la société d’emballage Creatic Emball Services, soutenue par l’ancien président du Medef, Patrick Cheppe.
Les menaces du Medef national
« Jamais une élection pour la tête du Medef n’aura été aussi disputé. Et avec une telle violence… ce qui laissera forcément des traces », écrivions nous alors. On ne croyait pas si bien dire. Car le résultat n’a pas étouffé les oppositions internes, sur fond de remise en cause de la gestion de l’ancien président et de tensions entre les représentants des différentes fédérations patronales. Malgré les appels au calme, la guerre larvée s’est poursuivie. Au point que le 28 septembre dernier, le Medef national s’est finalement décidé à sonner la fin de la récré, comme l’a révélé