Le conseiller municipal et régional Julien Bainvel (ex-LR) semblait avoir un boulevard pour représenter l'opposition. Pourtant l’hypothèse François de Rugy, qui se déclare non candidat, ressort de nulle part tandis que l’autre ex-ministre macroniste Sarah El Haïry rouvre finalement la porte à une candidature.
À quoi joue la droite à Nantes ? Sur TéléNantes, le 27 mars dernier, Franck Louvrier, patron de LR en Loire‐Atlantique, ressort de nulle part l’hypothèse d’une candidature de François de Rugy aux prochaines élections municipales pour défier la maire sortante (PS), Johanna Rolland. « Il mériterait d’avoir un destin local comme il a eu un destin national », lance le maire de La Baule et vice‐président chargé du tourisme à la région Pays de la Loire. Dans Ouest‐France, son prédécesseur à la tête de la fédération LR, Laurent Dejoie, autre vice‐président ligérien, aux finances, en remet une couche : « François de Rugy, c’est un nom sérieux, il coche toutes les cases, il a une longue expérience ».
Est‐ce que le tout frais ralliement de l’ex-ministre macroniste à la présidente (Horizons) Christelle Morançais a été négocié en échange d’un catapultage électoral nantais ? Personne n’ose y croire dans les rangs locaux de la droite et du centre. Même pas le principal intéressé. « Je ne suis pas du tout à la recherche d’un [nouveau] mandat. J’ai fait un autre choix », évacue François de Rugy quand Mediacités l’interroge le 20 mars, à l’occasion de sa promotion au poste de vice‐président de la Région chargé de l’Europe. Aurait‐il changé d’avis depuis ? Apparemment non. Le 2 avril, dans les colonnes de Ouest‐France, l’ex‐écolo confirme. Avec une nuance, tout de même : « Je ne suis pas candidat à un mandat. Mais je suis disponible pour apporter ma contribution ».