La chambre correctionnelle de Rennes, spécialisée dans le crime organisé, a prononcé ce mardi 1er avril la relaxe des cinq personnes qui étaient soupçonnées d'être liées à cette fusillade mortelle à Nantes en 2019. Un crime qui avait lancé la campagne de médiatisation autour de l’insécurité à Nantes.
Rappelez‐vous, en juillet 2024, Mediacités listait les incroyables ratés qui s’étaient empilés depuis 2019 dans l’enquête sur la fusillade du Moonlight, le bar à chicha de la rue du Maréchal‐Joffre, à Nantes. La mort par arme à feu d’un serveur de cet établissement avait contribué à faire monter le débat sur « l’insécurité à Nantes ». Les médias nationaux [surtout ceux du groupe de Vincent Bolloré] commençaient à enchainer les reportages. « Nantes est en proie depuis le début du mois à des fusillades , s’alarme CNews, juste après le drame. Des règlements de comptes qui se produisent désormais au cœur même de l’agglomération, et pour lesquels la municipalité se sent impuissante. » La chaîne d’info fustigera ensuite à l’été 2022 un « nouveau couac judiciaire » après la remise en liberté d’une partie du commando pour une question de procédure.
Près de six ans après les coups de feu mortels, ce mardi 1er avril 2025, le tribunal correctionnel de Rennes a tiré les conséquences ce qui a tourné au « fiasco judiciaire » selon certains de ses acteurs. Jugés pour « association de malfaiteurs », les cinq protagonistes du dossier ont finalement été relaxés. Le parquet et les enquêteurs s’étaient pourtant acharnés jusqu’alors sur Mohamed A. et son clan.