« Ensemble, nous abolirons la loi Veil !» Un an après l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française, les militants anti‐avortement n’en démordent pas, y compris à Lille.
Dans les rues, différentes campagnes de communications « flash » ont été menées, reprenant les codes traditionnellement associés aux mouvements féministes : des collages sur lesquels on peut lire « Maman, laisse moi voir ton sourire » ou des stickers apposés dans différents quartiers notamment dans le Vieux‐Lille, Lille‐Centre et Vauban. Sur l’un d’entre eux est écrit : « Et si la dentelière avait avorté ? » Il faut bien comprendre ici la référence à la berceuse emblématique du Nord d’Alexandre Desrousseaux « Ptit Quinquin », inspirée par une dentelière du quartier de Saint‐Sauveur, qui tente d’endormir son enfant pour travailler au calme. « Ce monument culturel lillois n’aurait jamais existé ! », clament les militants anti‐IVG.
Des campagnes visuelles faites pour choquer
Une nouvelle campagne plus récente a particulièrement choqué, comme le rapporte Léa, une militante de l’association féministe Nous toutes. « Des bracelets de naissance bleus ou roses étaient disséminés, avec un mot à l’intérieur. On pouvait y lire, “tu seras ma mère à tout jamais”. Un lien renvoyait à une page internet “pro‐vie”».
« Aujourd’hui, la majorité des Français sont des rescapés puisque nés après [19]75 [date de l’entrée en vigueur de la loi Veil] chacun avait une chance sur cinq de ne pas voir …