Recherche piscine désespérément. En 2016, ville et métropole de Lille (MEL) annonçaient en grande pompe la construction d’un complexe nautique pharaonique au cœur du nouveau quartier Saint‐Sauveur. Fosse de plongée, bassins à gogo dont un olympique, restaurant panoramique… Rien n’était assez beau pour participer à la course aux JO de Paris 2024. Avec un budget en phase avec les ambitions : 67 millions d’euros.
Accessoirement, l’implantation de ce site devait permettre de couvrir enfin les besoins estimés à 160 mètres carrés (m²) de plan d’eau pour 10 000 habitants. En effet, la ville de Lille ne dispose pas d’espaces de baignade suffisants par rapport à sa population. C’est ce que montre le Plan piscine 2 (voir l’encadré ci‐dessous) élaboré par la MEL en décembre 2022.
Un plan piscines qui tombe à l’eau
A l’époque, le schéma directeur de ce plan de programmation d’équipements nautiques communautaires sur toute la métropole se montrait confiant : « Si piscine olympique métropolitaine (3 000 m²) et Fives Hellemmes (916 m²) conduits jusqu’au bout, pas d’équipement complémentaire à réaliser », est‐il écrit laconiquement dans le rapport, concernant le territoire lillois.
Sauf que les deux projets cités ont bu la tasse. Le centre nautique de Saint‐Sauveur a finalement été retoqué devant le tribunal administratif de Lille au terme d’un marathon judiciaire. Quant au projet « Fives Hellemmes », envisagé depuis 2013 sur le site de Fives Cail Babcock, il est resté dans les cartons jusqu’en 2020 pour laisser la priorité à… Saint‐Sauveur. Un mauvais calcul qui vient d …